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Comme on apprend en Allemagne et en France

Le système éducatif allemand et français comparaison

Le système éducatif français

Le système éducatif français est fortement caractérisé par des journées entières passées sur les bancs de l’école. Centralisé et réglementé par le ministère de l’Education nationale, l’instruction est obligatoire en France (entre 6 et 16 ans depuis la réforme de Berthoin en 1959) et s’effectue dans un établissement scolaire dans 90% des cas (les 10% restant concernent l’école à la maison). Les établissements scolaires sont publics ou privés.
Basé sur un principe de répartition verticale, le système éducatif se divise en trois types d’enseignements : le primaire, le secondaire et le supérieur. L’enseignement primaire regroupe l’école maternelle et l’école primaire (encore appelée école élémentaire). L’enseignement secondaire regroupe le collège et le lycée. Et l’enseignement supérieur désigne les cursus universitaire ou en grandes écoles.

L’école maternelle accueille les enfants âgés généralement de 3 à 5 ans. Elle a pour but de préparer la scolarisation et l’intégration des plus jeunes enfants à l’entrée à l’école primaire. Celle-ci se divise en cinq cycles (CP, CE1, CE 2, CM1 et CM2). L’enseignement au collège quant à lui dure quatre ans (6ème, 5ème, 4ème et 3ème) avec à sa sortie l’obtention du diplôme dit « brevet des collèges ». Ce diplôme permet à l’élève d’entrer au lycée pour ensuite préparer le diplôme du « baccalauréat » en trois ans (seconde, première et terminale). Une fois le bac en poche, le lycéen gradué est libre de choisir de poursuivre ses études au sein d’une université publique ou dans une école préparatoire à un concours de la fonction publique ou encore dans une grande école, comme une école de commerce ou de journalisme par exemple, s’il le désire. On parle de l’enseignement supérieur ou encore académique.
 étude
L’enseignement supérieur, de plus en plus plébiscité par les jeunes générations, reste toutefois volontaire, l’éducation n’étant plus obligatoire de manière générale à partir de l’âge de 16 ans ; les lycéens étant normalement plus âgés lorsqu’ils passent les épreuves du bac (en moyenne 17 ans). Le diplôme du baccalauréat est considéré comme le premier grade universitaire. Sans lui, l’entrée à l’université, ou à une grande école, n’est pas autorisée. Il faut savoir que faires des études ne signifie pas toujours « s’instruire pendant plusieurs années pour obtenir des diplômes compliqués ». Il existe des cursus universitaires courts et très concrets, et d’autres plus longs et plus théoriques, tout dépend du choix de l’étudiant. Par exemple, il peut opter pour un programme en deux avec un diplôme universitaire de technologie ou un brevet de technicien supérieur, comme il peut préférer s’inscrire à un long programme réparti sur plusieurs cycles comme un diplôme de docteur en médecine (entre 6 et 11 ans selon la spécialité). Le choix et les possibilités sont très vastes.

Le système éducatif en Allemagne

Le système éducatif allemand met un point d’honneur à favoriser les compétences et aptitudes individuelles de chaque élève, tout au long des cycles de l’enseignement. Le but est à la fois de s’instruire et de s’épanouir. La conception du principe de « Bildung » (formation) a été créée en 1880 par Wilhelm von Humboldt, dont l’idée était de faire participer activement l’élève au processus de formation pour trouver son propre chemin. Publique et gratuite, l’école allemande est obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans, et débute généralement à l’âge de 6 ans.
Toutefois, le système éducatif n’est pas définit en totalité au niveau fédéral par l’Etat, mais par les différents départements/collectivités territoriales, appelées « Länder ». C’est pourquoi certaines différences sont remarquables dans le déroulement des divers cycles de l’enseignement. L’organisation structurelle de base du système est néanmoins fixée par l’Etat fédéral allemand et est valable pour tous les Länder, indépendamment de leurs culturelles et mœurs spécifiques.

Le système scolaire comporte plusieurs cycles d’enseignement, généraux et spécialisés. Plus précisément, on en compte 5 : le primaire (« Primarstufe »), le secondaire 1, le secondaire 2, le tertiaire, le quaternaire, et les universités et autres grandes écoles. Mais seulement les trois premiers cycles forment le système éducatif allemand. L’Etat ne prend pas en compte la crèche ni la maternelle (« Kindertagesstätten und Kindergarten ») dans le système éducatif allemand, qui donc débute à l’entrée de la « Grundschule » à 6 ans.

Grundschulunterricht
Le cycle primaire se compose donc uniquement de la Grundschule (école primaire), dont l’enseignement est réparti sur quatre années. Après une année d’orientation (la dernière année du primaire), l’élève passe en première année du secondaire. Le deuxième cycle comporte quatre types d’établissement d’enseignement. En fonction des capacités de l’élève, il sera orienté dans une « Hauptschule » (école secondaire générale), une « Realschule » (collège d’enseignement général), une « Berufsschule » (enseignement professionnel et formation duale), ou un « Gymnasium » (lycée).
Le deuxième niveau du secondaire correspond bien souvent à l’enseignement supérieur, c’est-à-dire après l’acquisition du baccalauréat. Il peut se résumer en deux parties, d’un côté il y a une multitude de grandes écoles spécialisées selon les futures professions, ce sont les « Fachhochschule », et de l’autre, il y a toutes les différentes universités. La durée de l’enseignement supérieur varie en fonction de la filière sélectionnée et du diplôme envisagé : trois ans pour l’obtention d’un Bachelor, deux ans supplémentaires pour le Master, et ensuite encore trois à cinq ans pour promouvoir (doctorat). Ce sont les trois étapes classiques des diplômes universitaires. Il existe toutefois des exceptions pour des branches particulières comme le droit ou la médecine : on parle alors de Diplom (sciences physiques), de Magister (sciences humaines) et de Staatsexam (examen d’Etat, droit/médecine/enseignement).

Comparaison

Le système éducatif allemand et français comparaison

L’instruction dans des pays développés, tels que la France et l’Allemagne, est d’une grande importance. L’enseignement est en effet considéré comme un des piliers de la nation, garantissant l’égalité républicaine. C’est pourquoi l’Etat dispose de compétences par exemple en matière d’organisation des établissements scolaires, des dépenses pédagogiques, ou encore des programmes d’instruction. Ainsi, il existe le ministère de l’Education nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur. Les systèmes éducatifs en France et en Allemagne, deux pays Etats membres de l’Union européenne, sont relativement proches en raison d’une législation harmonieuse en Europe.

Le système éducatif en France

Le système éducatif français est dualiste : d’un côté, l’enseignement public, et de l’autre, l’enseignement privé, la France reconnaissant « la liberté d’enseignement ». Le système éducatif public représente néanmoins 80% de la scolarisation – les fameuses lois de Jules Ferry (1881 et 1882) affirmant l’obligation de l’instruction (de 6 à 16 ans), la gratuité et la laïcité de l’enseignement supérieur. Ainsi, l’enseignement public est financé en majeur partie par l’Etat et les collectivités territoriales ; mais parfois aussi par les familles des élèves, dans une faible mesure.
L’enseignement public distingue, quant à lui, trois niveaux d’enseignement : le primaire, le secondaire et le supérieur. Comme une pyramide des âges, ces trois degrés d’enseignement se superposent, la validation de l’un permettant d’accès au suivant.
L’enseignement primaire regroupe l’école maternelle et l’école élémentaire. La « maternelle » est cependant laissée au libre choix des parents, s’ils désirent scolariser leur enfant dès ses 3 ans. Elle se compose de 3 phases : les « petits » (petite section), les « moyens » (moyenne section) et les « grands » (grande section). La « primaire » est obligatoire pour tous à partir de l’âge de 6 ans et se compose de 5 cycles d’instruction : le CP (cours préparatoire), le CE1 (cours élémentaire de 1er niveau), le CE2 (cours élémentaire de second niveau), le CM1 (cours moyen de 1er niveau) et le CM2 (cours moyen de second niveau). Une fois tous les cours validités, l’élève entre dans l’enseignement secondaire.
Le secondaire se divise en deux types d’établissements d’enseignement : le collège et le lycée. Le collège dispose de 4 niveaux, on parle de la « sixième », la « cinquième », la « quatrième » et la « troisième ». La sixième consiste en une adaptation de l’élève au passage effectué entre le primaire et le secondaire, et la troisième le prépare à l’entrée du lycée, en opérant à une orientation. Pour accéder au lycée, l’obtention du « diplôme national du brevet » est nécessaire. L’élève a ensuite le choix entre 4 cursus pour poursuivre son enseignement secondaire au lycée, une fois le « brevet » en poche : le CAP (certificat d’aptitude professionnelle), le « bac pro » (baccalauréat professionnel), le « bac général » (baccalauréat général), et le « bac techno » (baccalauréat technologique) – l’obtention du bac se répartissant sur 3 années (la seconde, la première et la terminale).
Enfin, après avoir réussi le diplôme du baccalauréat, l’élève est libre de poursuivre ou non ses études dans l’enseignement supérieur, soit dans une université, soit dans une grande école (ingénieur, commerce etc.). La durée de l’enseignement supérieur varie en fonction de la filière choisie et du degré de diplôme atteint (entre 2 ans minimum et 11 ans maximum d’études).

Le système éducatif en Allemagne

En Allemagne le système éducatif se distingue également en plusieurs cycles d’enseignement, généraux et spécialisés. Plus précisément, on en compte 5 : le primaire, le secondaire 1, le secondaire 2, le tertiaire, le quaternaire, et les universités et autres grandes écoles. Mais seulement les trois premiers cycles forment le système éducatif allemand (les deux derniers sont facultatifs et complémentaires). L’Etat ne prend pas en compte la crèche ni la maternelle dans le système éducatif allemand, qui donc débute à l’entrée de la « Grundschule » à l’âge de 6 ans – l’instruction étant aussi obligatoire en Allemagne, comme en France.
Toutefois, à la différence de la France, le système éducatif n’est pas principalement régie au niveau national par l’Etat, mais par les différents départements, collectivités territoriales, appelées « Länder ». C’est pourquoi certaines différences peuvent apparaître au sein des cycles. Néanmoins l’organisation structurelle de base du système est définie par l’Etat et vaut pour toute l’Allemagne, indépendamment des divergences culturelles des Länder.
Le cycle primaire se compose uniquement de la Grundschule, dont la durée est de 4 ans. Après une année d’orientation (la dernière année du primaire), vient ensuite le premier niveau du secondaire. Celui-ci mène à 4 possibilités d’enseignement, à savoir la « Hauptschule » (école supérieure au niveau élémentaire), la « Realschule » (niveau d’enseignement à mi-chemin entre le lycée et école élémentaire), les « Schularten » (écoles spécialisées par filière professionnelle), et le « Gymnasium » (lycée général). Le deuxième niveau du secondaire, appelé « Oberstufe », commence à partir de l’âge avoisinant les 16 ans et permet une spécialisation plus spécifique pour la poursuite des études. Cinq directions sont alors possibles : une « Berufsschule und Betrieb » (système dual, apprentissage et entreprise), une « Berufsfachschule » (école professionnelle), une « Fachoberschule » (école pro spécialisée), une « Berufsoberschule » (préparation au diplôme), et la « Gymnasiale Oberstufe » (préparation au baccalauréat).
Les cycles suivants concernent l’enseignement supérieur dans des universités publiques générales ou technologiques, ou dans grandes écoles, telles que de commerce, de médecine, de musique, etc. il existe une multitude d’établissements répartis partout en Allemagne, où l’élève doit porter sa candidature pour obtenir une place. Les critères de sélection changent d’un cursus à un autre, selon les Länder et écoles.

Ètude

Etudier en France

L’enseignement supérieur, de plus en plus plébiscité auprès des jeunes depuis les 20 dernières années, est volontaire, l’éducation n’étant plus obligatoire à partir de l’âge de 16 ans. Le diplôme du baccalauréat, passé durant la dernière année du lycée (la terminale), est considéré comme le premier grade universitaire. Sans lui, l’entrée à l’université, ou à une grande école, est refusée. Les possibilités d’études en France sont extrêmement variées.

Le système des études en France

Il existe des cursus universitaires courts et très concrets avec un aspect pratique, et d’autres plus longs et plus théoriques. Tout dépend du choix de l’étudiant et du but qu’il s’est fixé. Par exemple, il peut décider de suivre un programme d’études en deux ans avec un diplôme universitaire de technologie ou un brevet de technicien supérieur, comme il peut s’inscrire à un long cursus réparti sur plusieurs années, comme un diplôme d’Etat de docteur en médecine (entre 6 et 11 ans en fonction du métier souhaité).
Les diverses universités, les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, les écoles spécialisées en arts et les écoles de journalisme, ont toutefois toutes des procédures d’admission et des critères d’éligibilité différents. Ainsi, les étudiants doivent se renseigner auprès de chaque établissement où ils veulent se porter candidats pour obtenir une place d’étude.
De même, le financement et le coût des études changent d’un établissement à un autre. Le cursus et la filière choisis peuvent également influencer les dépenses liées à l’enseignement supérieur. Les universités en France sont des établissements dits publics, donc l’Etat prend en charge la majeure partie du financement des programmes d’enseignement. Cependant, une partie du coût incombe aux étudiants. Ce sont les droits de scolarités, ou autrement dit, frais d’inscription. Ils augmentent proportionnellement avec le degré du diplôme : pour une Licence, le coût moyen annuel est de 190 euros, alors que pour un Doctorat il est de 400 euros. Les grandes écoles comme de Commerce, elles sont beaucoup plus onéreuses (entre 3.000 et 10.000 euros à l’année selon l’établissement). En effet, elles sont privées, donc non financées par l’Etat français.

Venir faire une partie de ses études en France : les programmes d’échanges internationaux

La France est le 3ème pays d’accueil mondial des étudiants étrangers, derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Les étudiants étrangers inscrits dans les universités françaises représentent 11,6% de l’ensemble des étudiants. Selon le ministère de l’Education nationale, ils étaient 265.000 en 2006, dont 27% étaient issus de l’Afrique du Nord, 23% de reste de l’Europe, 20% d’Asie et 7% des Etats-Unis. Pourtant, les démarches d’admissions ne sont pas toujours simples, surtout pour les étudiants provenant de pays en dehors de l’Europe.
Les conditions d’admission sont différentes selon la nationalité de l’étudiant, de son pays de résidence et de la nature des études souhaitées. Tout comme pour les étudiants français, la possession du diplôme de fin d’études du baccalauréat est obligatoire. Selon le pays d’origine de l’étudiant étranger, des équivalences seront exigées. L’inscription en première année d’étude de Licence se fait en ligne sur un site de demande d’admission particulier (admission-postbac.fr). Pour les inscriptions à partir de la troisième année de Licence, et en master ou Doctorat, l’étudiant étranger doit procéder aux démarches directement auprès de l’université en question, ou éventuellement sur le site de campus France selon les pays participants.

Etudier en Allemagne

L’enseignement supérieur, ou autrement dit, faire des études, n’est pas permis à tout le monde. Pour pouvoir étudier, certaines conditions d’éligibilité sont à remplir lors des démarches. Une des conditions incontournables est par exemple l’obtention au préalable du diplôme de fin d’études, le « baccalauréat » (Abitur). D’autres points essentiels tels que le financement, la matière choisie et le type d’établissement sont aussi à prendre en compte. On peut étudier au sein d’une université ou une grande école et suivre un programme à plein temps, mais on peut aussi suivre des cours du soir ou encore faire des études à distance par correspondance.

Etudier en Allemagne pour les allemands

Pour étudier en Allemagne, le candidat doit déposer son dossier directement auprès de l’université de son choix, en remplissant un formulaire en ligne, sur un site spécifique (uni-assist). Chaque université propose un nombre restreint de places par matière, et la concurrence peut s’avérer très rude. C’est pourquoi elles analysent méticuleusement chaque demande pour attribuer les places. La première condition est évidemment avoir obtenu auparavant le diplôme du baccalauréat. La note du bac joue également un rôle. Plus elle est élevée, et plus le candidat a des chances d’être sélectionné pour le cursus souhaité. D’autres documents sont aussi à fournir. Cependant la procédure et les délais de recrutement varient d’un établissement d’enseignement supérieur à un autre, et surtout entre universités et grandes écoles (Hochschule).
Une distinction entre deux types de cursus universitaires est importante : il existe des matières dites libres (zulassungsfrei) et des matières dites limitées (zulassungsbeschränkt). Les filières qui sont libres n’exigent pas une note minimale moyenne du bac pour pouvoir obtenir une place d’étude. Contrairement à celles qui sont limitées, où un seuil minimal de la note moyenne du baccalauréat est imposé. On parle du « numerus clausus (NC) ». Le NC peut être différent chaque année, et il est aussi possible d’augmenter sa note moyenne avec par exemple des certificats de stages en entreprises ou de langues étrangères etc.

Etudier en Allemagne pour les étudiants étrangers

Généralement, les demandes d’inscription auprès des universités allemandes ont lieu courant mars pour la rentrée universitaire à l’automne de la même année. Contrairement aux conditions d’éligibilité qui sont les mêmes pour toute les universités, les frais d’inscription, eux, varient d’un département (Land) à un autre. Une loi leur permet en effet de décider du montant trimestriel dont doivent s’acquitter les étudiants, pour prendre part aux cours et aux examens, et à la fin du cursus obtenir un diplôme, si l’étudiant réussi avec succès les épreuves exigées.
Tout comme pour les étudiants allemands ou pour l’inscription à une université en France, détenir le diplôme du baccalauréat est une condition obligatoire en Allemagne pour accéder à l’enseignement supérieur. Les conditions générales de sélection sont souvent les mêmes ou presque que pour les étudiants allemands. La différence concerne surtout le nombre de place disponible selon la matière souhaitée, ainsi que le niveau de langue allemande requis. Le dépôt de la candidature s’effectue également en ligne.
Une évaluation officielle des notes étrangères du bac ou autres diplômes et certificats sera néanmoins nécessaire pour les faire reconnaitre et les associer à la demande de candidature. Les frais engendrés par les traductions et évaluations requises sont à la charge du candidat. Mais souvent, le programme d’échange international « Erasmus » aide et soutient les étudiants candidats dans leurs démarches.

Le baccalauréat et les diplômes d’études supérieures – Comparaison France/Allemagne

Apparu entre la fin du 18ème et le début du 19ème siècle, le baccalauréat marque la fin de l’enseignement du secondaire, aussi bien pour le système scolaire allemand que français. Ce diplôme national de fin d’études ouvre la voie aux études supérieures en universités ou grandes écoles, si l’élève, devenu lauréat, le souhaite. En effet, poursuivre son enseignement après le secondaire dans un établissement d’études supérieures n’est pas obligatoire. Ainsi, le « bac » est le premier grade universitaire.

Le baccalauréat et autres diplômes d’études supérieures en France

Le baccalauréat français a été créé par un décret le 17 mars 1808. L’objectif du législateur à l’époque était de sanctionner la fin des études secondaires et d’ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur. Les élèves devaient alors être âgés au minimum de 16 ans pour pouvoir passer l’examen, qui ne comportait au début que des épreuves orales sur les matières les suivantes : auteurs grecs et latins, rhétorique, histoire, géographie et philosophie. Au fil des années, le baccalauréat se « démocratise » et diversifie. En 1880, 1% des élèves obtiennent le baccalauréat. En 2003, ils sont 62,2%.
Il existe à l’heure actuelle trois types de bacs : général, technologique et professionnel. Chacun correspond à une des voies des études possibles, avec plusieurs filières au choix ; on parle des « séries ». Par exemple, le baccalauréat général a trois séries au choix : L (littéraire), ES (économique et sociale) et S (scientifique). De plus, le bac regroupe 9 à 10 épreuves obligatoires, qui sont à la fois écrites et orales, et des épreuves facultatives. Le baccalauréat général est généralement plébiscité par les lycéens : en 2011, 50% des bacheliers sortent de la filière générale, 23% de la filière technologique et 27% professionnelle.
Pour obtenir le diplôme du baccalauréat, il faut obtenir la moyenne de l’ensemble des examens (note de 10 sur 20 au minimum). En dessous cette note, l’élève est recalé. S’il est admis, le bachelier peut ensuite continuer ses études dans un établissement d’enseignement supérieur, comme une université ou une classe préparatoire aux grandes écoles.
L’enseignement supérieur se divise en plusieurs branches, et plusieurs degrés de diplômes sont aussi possibles. Par exemple, un cursus universitaire, selon le programme d’études choisi, permet trois niveaux de diplômes : la licence (en trois ans d’enseignement), le master (en deux ans) et le doctorat (en trois ans avec des exceptions de prolongation).

Le baccalauréat et autres diplômes d’études supérieures en Allemagne

La première ébauche du baccalauréat allemand (das Abitur) a elle été créée quelques années avant le diplôme français, en 1776, par Carl Ludwig Bauer, un directeur de lycée. Mais le véritable diplôme de fin d’études du baccalauréat fut instauré en 1812 par une collaboration entre Wilhelm von Humboldt et Johann Wilhelm Süvern. Cependant, ce n’est qu’à partir du 25 juin 1834 que le baccalauréat devint un diplôme obligatoire pour accéder aux études supérieures à l’université.
Tout comme en France, le bac allemand marque à la fois la fin de l’enseignement secondaire et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur. Reconnu au niveau national, l’examen du baccalauréat porte sur 4 ou 5 matières, également à l’écrit et à l’oral. Le système de notation est toutefois différent de la notation française : plus la note final de l’ensemble des examens est faible, plus le bachelier a réussi l’épreuve du bac avec succès (1 est la meilleur note, au-delà de 4 l’élève est recalé). De plus, le déroulement de l’épreuve varie d’un Land à un autre. Les Länder sont effectivement compétent en matière d’éducation et enseignement au sein de leurs « frontières ». Par ailleurs, deux types de bacs existent en Allemagne : général (allgemeine Hochschulreife) ou spécialisé (Fachhochschulreife). La filière générale prédomine aussi parmi les bacheliers, encore plus qu’en France (environ 70% selon les chiffres en 2007).
L’organisation de l’enseignement supérieur n’est pas duale comme en France. Les lauréats allemands peuvent en effet choisir de continuer leurs études au sein d’une université, d’une grande école, mais aussi dans des établissements spécialisés par branche, appelés Fachhochschulen (sorte d’universités des sciences appliquées). Celles-ci accordent une énorme importance au côté pratique de l’apprentissage. Concernant les diplômes universitaires, le système allemand est plus ou moins le même que celui de la France, les deux pays étant subordonnés aux règlements imposés par l’Union européenne, et particulièrement au sujet de la reconnaissance des diplômes académiques. Ainsi les trois degrés d’enseignement, la licence, le master et le doctorat sont identiques. Parallèlement, il existe toujours les diplômes de fin d’études supérieures du « Diplom », « Magister » et « Staatsexam ». Ils concernent certaines matières particulières telles que la médecine ou le droit.

Devenir enseignant en France et en Allemagne, mode d’emploi

Exercer la profession de professeur des écoles, le plus beau métier du monde ? C’est en tout cas ce que dit Gérard Depardieu dans le film « Le plus beau métier du monde » (1996) lorsqu’il interprète le rôle d’un professeur d’histoire dans un lycée de la banlieue parisienne. Reste à savoir comment devenir enseignant. La formation universitaire et les diplômes appropriés ne sont pas les mêmes en Allemagne et en France.

La formation des enseignants en France

Pour devenir enseignant en France, il faut passer un concours de recrutement particulier, pour suivre ensuite la formation dans une des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE).
Les inscriptions au concours ont toujours lieu en septembre et octobre chaque année pour la session de l’année suivante. Pour cela, il faut au préalable avoir obtenu un Master (diplôme universitaire) de préférence des « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation MEEF », même si tout autre diplôme de fin d’études (Master, bac +5) est aussi admis pour déposer sa candidature au concours de recrutement.
Une fois le concours de recrutement en poche, les lauréats sont formés dans les ESPE en tant que « fonctionnaires stagiaires ». La formation en alternance, c’est-à-dire divisée en deux parties, d’un côté des cours d’enseignements théoriques et pratiques, et de l’autre des stages directement en école dans les classes avec les mêmes responsabilités que les enseignants attitrés, est rémunérée.

La formation des enseignants en Allemagne

La première chose importante à savoir est que la formation des enseignants et professeurs des écoles est propre à chaque Länder – ce sont les départements/régions/fédérations allemands (dénomination politique). Par conséquent, selon que le candidat s’inscrive au cursus de formation dans le Land de Berlin, de la Bavière ou encore du Brandebourg, les conditions d’accès, les cycles et les diplômes diffèrent. Chaque Land dispose en effet de fortes spécificités culturelles, historiques et parfois politiques. C’est pourquoi l’Etat donne la faculté aux Länder de décider eux-mêmes des programmes de formation des enseignants au sein de leur législation (l’Allemagne est un Etat fédéral). Ainsi, le ministère chargé de légiférer la formation des enseignants par des règlements est celui de la Culture.
La première démarche pour débuter une formation d’enseignant est de choisir le Land dans lequel l’exercice de la profession est souhaité. Ensuite d’adresser une demande de candidature au ministère de la Culture, en précisant dans la lettre de motivation quel est le type d’établissement scolaire souhaité, quelle est la maitrise de langues étrangères, quel est le niveau d’allemand, et quelles sont les matières d’enseignement souhaitées. Le ministère statut ensuite si la candidature est recevable, et si oui, si le candidat doit passer un test d’entrée (Eingangsprüfung) ou un examen d’aptitude (Anpassungslehrgang).

Focus : un programme pilote franco-allemand de coopération scolaire et extra-scolaire

Les relations entre la France et l’Allemagne ont beaucoup évoluées depuis les dernières décennies. Aussi bien en matière de politique et diplomatie que culturelle et éducative. Des programmes d’échanges en tout genre ont vu le jour, favorisant ainsi la découverte des uns et des autres : échanges scolaires, colonies de vacances, jumelages entre des villes partenaires, cours de langues, programmes d’au pair, etc. Les jeunes et moins jeunes peuvent partir dans le pays voisin pour y vivre de belles expériences humaines et socio-culturelles. Ainsi, l’OFAJ, Office franco-allemand pour la jeunesse, a mis en place des programmes de coopération dans les domaines de l’éducation.

Focus : un projet de coopérations scolaires et extra-scolaires franco-allemand

Pour être éligible à une subvention, c’est-à-dire obtenir un soutien financier de la part de l’Ofaj, le projet proposé doit être un partenariat signé au minimum entre un établissement scolaire et une association, chacun situé dans le pays partenaire, à savoir l’un en France et l’autre en Allemagne. De plus, la demande d’aide financière doit être effectuée conjointement par les deux partenaires (ou plus) du projet. Mais il est possible qu’un seul des deux partenaires fasse la demande et que l’autre s’y rallie par la suite. La demande de subvention doit par ailleurs être déposée directement à l’Ofaj. Les candidats peuvent télécharger le formulaire en ligne ou le demander au standard dans l’enceinte de l’Ofaj. Ils doivent préciser que la demande de subvention concerne un programme de coopération Focus.
Des conditions spéciales sont aussi à respecter dans le déroulement du projet lui-même : par exemple, durant la période « pilote » les rencontres dites en « tiers lieu » seront les seules à recevoir une aide financière. Ce sont des rencontres qui ont lieu dans des hébergements en commun. Par ailleurs, les activités scolaires et extra-scolaires doivent être réalisées en commun et à part égale à tous les niveaux (conception, mise en place, évaluation), le but du projet étant d’interaction culturelle et linguistique des deux pays.

Les conditions de participation au programme d’échanges Focus

Pour être éligible à une subvention, c’est-à-dire obtenir un soutien financier de la part de l’Ofaj, le projet proposé doit être un partenariat signé au minimum entre un établissement scolaire et une association, chacun situé dans le pays partenaire, à savoir l’un en France et l’autre en Allemagne. De plus, la demande d’aide financière doit être effectuée conjointement par les deux partenaires (ou plus) du projet. Mais il est possible qu’un seul des deux partenaires fasse la demande et que l’autre s’y rallie par la suite. La demande de subvention doit par ailleurs être déposée directement à l’Ofaj. Les candidats peuvent télécharger le formulaire en ligne ou le demander au standard dans l’enceinte de l’Ofaj. Ils doivent préciser que la demande de subvention concerne un programme de coopération Focus.
Des conditions spéciales sont aussi à respecter dans le déroulement du projet lui-même : par exemple, durant la période « pilote » les rencontres dites en « tiers lieu » seront les seules à recevoir une aide financière. Ce sont des rencontres qui ont lieu dans des hébergements en commun. Par ailleurs, les activités scolaires et extra-scolaires doivent être réalisées en commun et à part égale à tous les niveaux (conception, mise en place, évaluation), le but du projet étant d’interaction culturelle et linguistique des deux pays.